Article partenaire – crédits photos © PHOTOS JJ VANLIFE



À 40 ans, Jennifer et Joëlle ont pris la décision la plus radicale de leur vie : tout vendre pour partir sur les routes du monde à bord d’Alaska, leur van Volkswagen.
18 mois et 41 000 kilomètres plus tard, de la Suisse au Cambodge, elles nous racontent avec sincérité leur incroyable aventure humaine.
Le récit de Jennifer et Joëlle, deux Fribourgeoises, qui ont quitté leurs racines pour découvrir le monde à travers l’authenticité des paysages et des rencontres humaines.
LE DÉCLIC : QUAND LA VIE « NORMALE » NE SUFFIT PLUS…
Avec une franchise touchante, Jennifer confie :
« Nous n’étions plus épanouies en Suisse. Nous avions l’impression de passer à côté de notre vie en consacrant une grande partie de notre temps à travailler. Cette sensation me pesait. J’ai toujours voulu sortir de ce système en cherchant à être indépendante financièrement. »
Pour Joëlle, le déclic fut plus net encore :
« J’ai fait un burn-out et c’est dans cette période difficile que j’ai réalisé que je ne voulais plus de cette vie-là. »
Le confinement a renforcé cette prise de conscience : confrontées à leur propre immobilité tandis que tous ces « vanlifeurs » s’affichaient libres sur les réseaux sociaux, leur envie d’ailleurs s’est cristallisée, transformant leur questionnement en détermination.
En janvier 2024, le cœur plein d’espoir, elles franchissent le pas. Elles vendent leurs affaires avec un mélange de nostalgie et d’excitation, ferment la porte de leur maison fribourgeoise et embarquent dans Alaska, leur van Volkswagen VWT5 4×4 de 5 m² minutieusement aménagé pour l’aventure.
ALASKA : LEUR MAISON ROULANTE PENSÉE POUR L’AUTONOMIE
C’est avec une certaine fierté que Jennifer explique :
« Le choix du véhicule n’a pas été laissé au hasard. Nous avons opté pour un véhicule petit passe-partout et quatre roues motrices car nous adorons sortir des sentiers battus ! »
Joëlle complète avec enthousiasme :
« Parmi les équipements, ce qui a été indispensable pour nous, c’est le toit relevable, la douche chaude et les toilettes sèches. »
Elles ont même pensé à emporter le kit de survie du vanlifer : des boules Quies et un masque de nuit !
Avec un coin cuisine et leur réservoir d’eau de 100 litres, elles sont devenues 100 % autonomes, libres de leurs choix.
« Tout doit être parfaitement calé pour résister aux vibrations des pistes », précisent-elles avec le sourire,
une leçon apprise à leurs dépens sur les routes cahoteuses d’Asie centrale.
41 000 KILOMÈTRES D’ÉMOTIONS : DE LA SUISSE AU CAMBODGE
Depuis leur départ, leur parcours ressemble à un rêve éveillé :
Allemagne, Autriche, Slovénie, Italie, Croatie, Monténégro, Grèce, Turquie, Géorgie, Russie, Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Chine, Laos, Thaïlande, Mongolie…
Une succession de découvertes et de rencontres qui les ont profondément transformées.
Les yeux brillants d’émotion, Joëlle raconte…
« Nous avons été émerveillées par les villes de l’Ouzbékistan et subjuguées par la Chine ! »
Mais aussi…
La région du Mangistau, au Kazakhstan, avec ses formations rocheuses spectaculaires, un paysage à couper le souffle qu’on n’oubliera jamais. »
Le souvenir le plus marquant de Jennifer reste gravé dans son cœur :
« Un repas partagé au Tadjikistan avec une famille de onze personnes aux moyens modestes, mais au sourire immense. Leur accueil chaleureux nous a profondément touchées. »

LA RÉALITÉ DU BUDGET : 1 000 FRANCS PAR MOIS POUR DEUX
« Cependant, nous avons souvent dépensé moins que notre budget, étant donné que nous avons visité beaucoup de pays peu onéreux », révèle Jennifer.
Joëlle précise :
« Nous sommes également parties avec un petit compte épargne afin de payer les extras tels que les frais de visas et les frais de garagistes…
Les routes d’Asie centrale nous ont obligées à changer trois fois nos amortisseurs ! »



Privilégiant les espaces sauvages et libres, Jennifer et Joëlle n’hésitent pas à faire une halte dans un camping lorsque les circonstances l’imposent.
Pour le linge, lorsqu’elles n’ont pas accès à une laverie en ville, elles utilisent un sac waterproof pour laver dans les rivières.
QUAND L’AVENTURE SE TRANSFORME EN ÉPREUVE
Le voyage n’est pas qu’une succession de couchers de soleil Instagram.
Joëlle reconnaît avec honnêteté :
« Tout au long du voyage, il y a de petits défis ; les démarches administratives relatives aux visas, les petites pannes mécaniques d’Alaska qui, pour certaines, nous ont immobilisées le temps de la réparation. »
Mais leur plus grande frayeur reste gravée dans leur mémoire…
« Lorsque nous avons failli perdre notre toit relevable sur une piste, au milieu de nulle part, sur la route du Pamir. Là, nous avons eu très peur et étions désemparées. »
Fort heureusement, un motard russe providentiel est venu les aider, illustrant cette belle solidarité qui unit les voyageurs sur la route.
Cette expérience leur a appris que :
« Chaque journée apporte son lot d’imprévus, qu’il s’agisse de trouver un lieu sûr pour la nuit, de faire face à une panne ou de franchir une frontière avec des formalités complexes. »
LA VANLIFE : BIEN PLUS QU’UN MODE DE VOYAGE…
Pour Jennifer et Joëlle, la « vanlife » transcende le simple déplacement.
« C’est sortir de sa zone de confort pour vivre une vie plus intense : les paysages sont magnifiques, les rencontres marquantes, mais il faut aussi accepter la fatigue, les longues routes et les moments moins glamour. »
Joëlle ajoute avec conviction :
« Pour nous, la vanlife n’est pas seulement un mode de voyage, c’est une philosophie : chaque kilomètre est une aventure, se perdre pour mieux se retrouver, et surtout, suivre ses rêves sans limite. »
Vivre à deux dans 5 m², 24h/24, demande un apprentissage particulier :
« Il faut de la patience, du respect et une bonne répartition des tâches. Chez nous, l’une cuisine, l’autre entretient le van. »
LEUR MESSAGE D’ESPOIR :
« TOUT EST POSSIBLE »
Quand on leur demande leur conseil pour ceux qui rêvent de se lancer, leur réponse est pleine de bienveillance :
« Nous avons trop de pensées limitantes ! Les gens nous disent souvent « oh vous avez du courage de faire ce voyage, j’aimerais tellement faire la même chose mais je ne peux pas ». Ce sont souvent des blocages émotionnels et non réels »

Avec sa personnalité naturelle, simple et bienveillante, Jennifer ajoute d’un ton chaleureux :
« Tout est possible lorsqu’on laisse ses peurs de côté. On peut réaliser un voyage avec des enfants ou même en travaillant sur les routes. Il suffit juste de se lancer ! »
Et c’est avec un sourire rayonnant que Joëlle conclut :
« Une fois qu’on est parti, on se rend compte que c’est la meilleure décision qu’on a prise de notre vie… »
Leurs conseils techniques ?
Une préparation minutieuse du véhicule, vérifier la mécanique, choisir de bons amortisseurs et prévoir les pièces de rechange essentielles.
L’AVENIR : « RESTER LIBRES DE CHOISIR NOTRE VIE ! »
Après 18 mois sur la route, ont-elles des regrets ?
« Une chose est sûre : nous adorons ce mode de vie qu’est la vanlife et n’allons jamais l’arrêter » affirme Joëlle avec un enthousiasme affirmé.
« La liberté, la découverte, les rencontres, apportent des sensations indescriptibles. »
Jennifer dévoile leurs prochains projets avec excitation :
« Après ce road trip qui nous a émerveillées en Asie, nous allons revenir en Europe pour revoir nos amis et familles. Prochain challenge : la péninsule arabique et le continent américain ! »
Malgré les galères, les pannes et les moments de doute, elles ne se voient pas revenir à une vie « classique ».
Leur gratitude est immense pour cette liberté qui n’a pas de prix : celle de se réveiller chaque matin dans un décor différent, avec la certitude de vivre exactement la vie qu’elles ont choisie.
UNE LEÇON DE COURAGE ET D’AUTHENTICITÉ
Entre nuits en pleine nature, parkings improvisés, rencontres inoubliables et milliers de kilomètres avalés, Jennifer et Joëlle incarnent parfaitement l’esprit de la vanlife moderne.
Elles démontrent que cette aventure est à la fois un défi et un cadeau immense, où chaque jour apporte son lot d’imprévus, d’émerveillement et de gratitude.
Leur parcours illustre une vérité profonde :
sortir de sa zone de confort permet de découvrir toute la richesse de la vie.
Comme elles le disent si bien :
« Suivre ses rêves demande du courage, mais offre une richesse de vie inestimable. »
« La vanlife nous a appris que le bonheur ne se trouve pas dans l’accumulation de biens, mais dans la simplicité, l’authenticité et la connexion avec ce qui compte vraiment : la nature, les rencontres humaines et la liberté d’être soi-même. »
Jennifer & Joëlle
Pour suivre leurs aventures…
- YouTube : https://www.youtube.com/@jenniferetjoelle417
- Instagram : https://www.instagram.com/jj.vanlife
