Portrait d’une femme souriante aux longs cheveux gris sur un fond rose.

Dr Édouard Mas : lever le tabou de la santé intime féminine

par le Dr.méd. Édouard Mas Praticien FMH spécialiste en Urologie Médecine esthétique médecine régénérative

Portrait du Dr Édouard Mas.

Sécheresse, gêne pendant les rapports, sensation de relâchement, petites fuites urinaires au
sport ou au fou rire… Ces sujets, presque toutes les femmes les connaissent.

Presque aucune n’en parle. Par pudeur, par gêne, ou simplement parce qu’elles pensent que « c’est normal avec l’âge » et qu’il n’y a rien à faire. Or c’est faux : la santé intime se soigne, et surtout, elle se prévient. Et la bonne nouvelle, c’est que la médecine régénérative offre aujourd’hui des solutions concrètes, bien au-delà du simple lubrifiant.

Comme la peau du visage, la muqueuse vaginale et vulvaire vieillit. Avec la ménopause, une grossesse, ou certains traitements, elle perd du collagène, s’assèche, devient plus fine et moins vascularisée. On parle de syndrome génito-urinaire de la ménopause.

Concrètement : moins d’élasticité, moins d’hydratation, moins de sensibilité, parfois des douleurs. Ce n’est pas « dans la tête », c’est un phénomène tissulaire mesurable, exactement comme une ride ou un relâchement cutané.

Et comme pour la peau, si l’on peut désormais stimuler la régénération du visage, pourquoi ne pas le faire pour la sphère intime ? C’est tout l’enjeu de la médecine régénérative appliquée à cette zone longtemps délaissée par la recherche esthétique.

La nanofat, c’est de la graisse prélevée sur la patiente elle-même, puis micro-fragmentée jusqu’à devenir une sorte de « soupe » cellulaire, débarrassée des cellules graisseuses classiques mais riche en cellules souches et en facteurs de croissance. Injectée au niveau vulvo-vaginal, elle n’a pas vocation à donner du volume, mais à relancer la machine : plus de collagène, plus de petits vaisseaux sanguins, une muqueuse mieux hydratée et plus tonique. Comme il s’agit du propre tissu de la patiente, le risque de rejet est nul. Les premiers résultats cliniques sont encourageants sur la sécheresse et le confort, même si les grandes études manquent encore pour le confirmer à large échelle.

Le Dr Édouard Mas en tenue médicale bleue, près d’une table d’instruments et d’un dispositif contenant un liquide en plusieurs couches.
Le Dr Édouard Mas lors d’une préparation de nanofat. © Dr Édouard Mas

Les exosomes sont l’innovation la plus récente. Ce sont de minuscules vésicules libérées par les cellules souches, qui transportent une sorte de « mode d’emploi » biologique : elles indiquent aux cellules locales de produire plus de collagène, de mieux se régénérer, de mieux se vasculariser, sans transférer de cellules vivantes. C’est une piste séduisante, mais encore jeune : la recherche est prometteuse, les protocoles variés, et il reste nécessaire d’attendre davantage de données avant d’en faire une routine.

Les injections d’acide hyaluronique, bien connues en rajeunissement du visage, trouvent aussi leur place dans la sphère intime. Injecté dans la muqueuse vulvo-vaginale, l’acide hyaluronique attire et retient l’eau : il apporte une réhydratation immédiate et un regain de souplesse, en complément des thérapies cellulaires dont l’effet régénérateur est plus lent et progressif. C’est souvent la première étape, la plus simple et la mieux documentée, avant d’envisager des techniques plus avancées.

Autre sujet encore plus tabou : les taches ou l’aspect terne de la peau de la vulve, qui peuvent apparaître avec l’âge, les grossesses ou certaines irritations chroniques. Le peeling vaginal, réalisé avec des agents dépigmentants doux et adaptés à cette peau fragile, permet d’atténuer ces dyschromies et d’homogénéiser le teint de la zone, un peu comme un peeling du visage. C’est une demande de plus en plus fréquente en consultation, révélatrice d’un désir légitime de bien-être global, sans que cela relève de la coquetterie superficielle qu’on lui prête parfois.

Ces approches s’inscrivent dans la mouvance de la médecine de la longévité : ne plus attendre que les symptômes s’installent, mais agir en amont pour préserver le capital tissulaire le plus longtemps possible. La santé intime mérite le même soin préventif qu’on accorde à sa peau, son cœur ou sa silhouette.

Nanofat, exosomes, acide hyaluronique, peeling : ces techniques ne remplacent pas les traitements hormonaux ou la rééducation périnéale quand ils sont nécessaires, mais elles élargissent considérablement l’arsenal thérapeutique.

Toutes doivent être pratiquées par des médecins formés, dans un cadre médical sérieux, avec une information claire sur ce qui est aujourd’hui prouvé et ce qui reste en cours d’évaluation.

Le vrai progrès, ce n’est pas seulement technique : c’est aussi que les femmes osent enfin en parler, et que leurs médecins soient prêts à répondre.

Qui est le Dr Édouard Mas ?

Le Dr Édouard Mas est chirurgien urologue & andrologue, spécialisé en médecine esthétique et régénérative.

Il est l’auteur d’une thèse de Doctorat en chirurgie, il a réalisé un internat puis un clinicat en chirurgie, consacrant une dizaine d’années au sein des hôpitaux publics.

Il a exercé notamment dans les services de chirurgie plastique et reconstructrice, de dermatologie, d’oncologie et d’urologie.

Cette formation hospitalière exigeante lui a permis d’acquérir une expertise approfondie de l’anatomie, en particulier de la sphère intime, domaine au coeur de sa pratique.

Son expérience lui confère une parfaite maîtrise des structures anatomiques spécifiques, garantissant une grande précision, une sécurité optimale et des résultats harmonieux dans les traitements de médecine intime, au service du bien-être et de la qualité de vie de ses patients.